Les néons de la ville bruyante percent le silence de la nuit, mais se replient instantanément dans des ombres et lumières tendres. Ni Yi, un pur vecteur de lumière et d'ombre, dialogue par le langage corporel avec la fusion des tons chauds et froids, les couches à faible saturation déploient une poésie vaporeuse. 46 images, comme des tranches artistiques soigneusement découpées, capturent son souffle silencieux qui coule sous la nuit. Des lignes élégantes dessinées par la robe noire à épaules dénudées aux halos flous foulés par ses pointes de pieds, chaque image raconte avec retenue l'esthétique de l'espace : la confrontation du bleu et du jaune, l'écho du chaud et du froid, dans un fond entrelacé de réel et d'irréel, où les espaces vides déploient l'imagination. La lumière, avec une texture douce de pellicule, l'enveloppe, ou peut-être traverse-t-elle les taches lumineuses, devenant un poème fluide devant l'objectif.